“Les lignes de vie” de l’artiste Sheila Hicks au Centre Pompidou

L’exposition « Sheila Hicks. Lignes de vie » présentée actuellement au Centre Pompidou à Paris, rassemble plus d’une centaine d’oeuvres de cette artiste expérimentale qui a su donner des formes sculpturales, voir monumentales aux textiles. Longtemps cantonnée à la sphère des arts décoratifs et aux commandes venant du monde de l’architecture, l’artiste américaine, aujourd’hui âgée de 83 ans, trouve enfin sa place dans le monde de l’art.

Durant ses études à l’université de Yale dans la seconde moitié des années 1950, Sheila Hicks découvre les splendeurs et les subtilités des textiles précolombiens. A travers l’enseignement de Josef d’Albers, théoricien et praticien des couleurs, puis de l’architecte mexicain Luis Barragàn, elle affirme une véritable «chromophilie» qui va se retrouver dans l’ensemble de son oeuvre.

unnamed.jpgVue de l’exposition Sheila Hicks. Lignes de Vie © Frederick Soryan

unnamed1.jpgVue de l’exposition Sheila Hicks. Lignes de Vie © Frederick Soryan

Dans la seconde moitié des années 1960, elle réalise ses fameuses « soft sculptures », qui vont devenir des pièces historiques telles que The Evolving Tapestry : He/She (MoMA) ou Banisteropsis – Dark Ink (Philadelphia Museum of Art). Ces sculptures souples sont polymorphes. Elles sont constituées d’enchevêtrements ou d’empilements de laine, de lin ou autres textiles qui sont déformantes et étirables, presque à l’infini. Elles ont, en effet, l’avantage de pouvoir s’adapter et se transformer pour revivre une nouvelle vie au gré des différentes installations.

Dans les années 1970, Sheila Hicks déploie la couleur dans l’espace en faisant tomber des lianes colorées du plafond. Ces oeuvres constituent l’un des apports majeurs de l’artiste à l’art de cette époque.

Le parcours de l’exposition est fluide et non chronologique. Il met en avant le dialogue formel et chromatique que les œuvres entretiennent entre elles et avec l’espace. Avec ces sculptures, dont certaines sont monumentales, l’exposition présente plusieurs dizaines de Minimes. Ce sont de petits tissages ou compositions de la taille d’une feuille de papier A4, qui constituent un véritable laboratoire de l’œuvre de Sheila Hicks.

L’exposition invite le visiteur à découvrir les diverses expressions d’un art qui, au moyen de coton, de laine, de lin ou de soie, exalte notre perception de la couleur, de la matière et de l’espace.

Sheila Hicks Ligne de vie ∏ Centre Pompidou Philippe Migeat  (15).jpgVue de l’exposition Sheila Hicks. Lignes de Vie © Centre Pompidou photo Philippe Migeat

Sheila Hicks Ligne de vie ∏ Centre Pompidou Philippe Migeat (12)Vue de l’exposition Sheila Hicks. Lignes de Vie © Centre Pompidou photo Philippe Migeat

Sheila Hicks Ligne de vie ∏ Centre Pompidou Philippe Migeat  (13).jpgVue de l’exposition Sheila Hicks. Lignes de Vie © Centre Pompidou photo Philippe Migeat

Sheila Hicks Ligne de vie ∏ Centre Pompidou Philippe Migeat  (6).jpgVue de l’exposition Sheila Hicks. Lignes de Vie © Centre Pompidou photo Philippe Migeat

Sheila Hicks  in her Studio by Cristobal ZanartuPortait de l’artiste Sheila Hicks. Exposition Sheila Hicks. Lignes de Vie
© Centre Pompidou, photo: Cristobal Zanartu

Sheila Hicks. Lignes de Vie
Centre Pompidou, Paris
Du 7 février au 30 avril 2018

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